( 3 janvier, 2009 )

Et si l’on réalisait un bassin ?

Bonjour,

En 1998, j’ai décidé de créer un bassin d’extérieur,avec le recul de 11 ans d’expérience, je me suis dit qu’après tout que cela pourrait intéresser quelques internautes surfant sur la toile ! Alors j’ai réalisé ce petit blog qui détaille le travail en 7 étapes.

Tout d’abord le choix de l’emplacement :

La taille (il ne doit pas être trop petit), sa forme, sa profondeur, pas trop loin d’un robinet !

Éviter de créer un bassin sous des arbres à feuilles caduques

Trop d’ombre nuirait au bassin et au développement des plantes aquatiques, et en automne les feuilles  viendraient à  tomber dans  l’eau.

Aller on commence ?

1.Piqueter le lieu afin de délimiter la forme du futur bassin

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Ensuite……………

2.Creuser

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Creuser et donner sa forme, créer des niveaux différents dans le choix que j’ai réalisé : 0,40m au plus bas et 1,20m au plus profond. Il faut en effet penser à l’hiver, lorsqu’il gèle très fort la glace peut mesurer jusqu’à 0,40m d’épaisseur ! pauvres poissons ! et pauvre structure ! en effet la pression exercée est énorme et peut endommager le liner.

La forme en escalier permet de disposer des plantes aquatiques

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Encore creuser ! courage !

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3.Soyez attentifs à retirer tous les cailloux et les racines !

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On y est enfin presque…………..Encore un petit effort et …..

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4.Ouf ! on peut jeter la pelle !……Maintenant il faut disposer un tissu de protection afin de protéger le liner.

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Ma chienne Hindy se demande bien ce que fait son maitre…

Disposer ce produit avec soin, éviter les plis et servez vous de morceaux de bois assez lourds pour caler l’ensemble

5.Puis poser le liner, ce n’est pas très facile, c’est lourd et encombrant, pour le disposer correctement, je m’étais servi d’une échelle posée en travers du bassin, sur laquelle j’ai pu disposer le liner.(conseil : choisissez un liner de bonne qualité garanti au moins dix ans)

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Penser à retirer les morceaux de bois ou autres qui vous ont servi de calage ! et …..L’échelle !!

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6.Remplir le bassin doucement , le poids de l’eau et sa répartition plaqueront le liner, vérifiez seulement à intervenir que si de trop gros plis venaient à se former.

Ensuite, mettre en fonctionnement la pompe (le choix de celle-ci doit être réalisé avec soin, modèle, qualité de filtration, capacité liée au volume d’eau à traiter, prix….)

Attention , il ne faudra pas mettre de poissons avant plusieurs jours , le temps que l’eau du bassin « se fasse un peu ». Je sais c’est assez frustrant mais la réussite est à ce prix!

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7.Commencer la décoration du bord de votre bassin

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Voilà, vous voyez ce n’était pas si compliqué !

Quelques clichés après quelques années, le temps que la végétation reprenne ses droits.

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Eté

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Hiver 2006

Ne vous inquiétez pas les poissons sont bien cachés au fond du bassin, au plus profond, aucune mortalité constatée depuis maintenant plus de 11 ans. Les deux premières années, le temps que le bassin s’équilibre biologiquement, il est possible de constater quelques rares poissons malades. Pour ma part, la majorité des poissons qui ont été introduits dans mon bassin sont des carpes koï, variété extrêmement résistante et pouvant vivre 20 ans et plus. 

Si vous avez des interrogations , n’hésitez pas ,vous pouvez me contacter à cette adresse mail : jacques.berthet@neuf.fr

( 27 décembre, 2008 )

Les « BERTHETS » dans le Haut-Jura

Quelques photographies de Bois d’Amont réalisées par Flavien Arbez au début du XXè siècle, vous pouvez allez voir également sur le même blog, l’article sur les cartes postales de Bois d’Amont.

chaletdesplats1.jpg Le Chalet des Platsprocessionboisdamont.jpgspgliseetat.jpgSéparation de l’église et de l’Etat (1905) (1)troupeboisdamontspgliseetat.jpg Séparation de l’église et de l’Etat (1905)(2) diligenceboisdamont2.jpgdiligenceboisdamont.jpgGalerie de portraitschasseursboisdamont.jpgRetour de chasse Flavien Arbez à gauche sur la photoFlavien Arbez militaireFlavien Arbez Militaire

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Antonin Arbez

Antonin Arbez (2ème rang à gauche)

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Flavien Arbez (frère de mon arrière grand-mère)2ème à partir de la gauche 

Atelier de fabrication de cabinets d’Horloges Arbez-Metra

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Famille BERTHET et Arbez 2

famille BERTHET et  Arbez 2

Photo groupe ARBEZ et BERTHET

Familles BERTHET et ARBEZ 

 Famille BERTHET

Famille BERTHET

Famille berthet 4 

Mes Arrières-Grands Parents : Paul BERTHET, Marie Reine ARBEZ et leurs enfants

 Aimé Julien BERTHET

Mon Arrière-Arrière Grand-Père Aimé Julien BERTHET

Né le 9 octobre à Bois d’Amont et décédé accidentellement le 4 août 1939 à Bois d’Amont.

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Mon Arrière Grand-Père Léon Chenot, Maréchal Ferrant, Contre-Maitre à l’Usine Jacob Delafond, né le 22 février 1883 à Losne (Côte d’Or) Décédé à l’hôpital de Dole le 23 mai 1981. 

Léon  CHENOT 1921

  

Mon Arrière Grand-Mère Joséphine Marguerite Truchot, Couturière née le lundi 19 mars 1888 à Tavaux (Jura),décédée le 23 septembre 1980 à Tavaux.

 Article paru dans la presse à l'occasion des 70 ans de mariage

Article paru dans la presse

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Mes Arrières-Arrières Grand-Parents (parents de mon arrière grand-mère Joséphine Marguerite . Pierre Gervais TRUCHOT voit le jour le dimanche 19 juin 1836 à Tavaux, DCD le mercredi 24 octobre 1906 à Tavaux et Reine Augustine TRUCHOT est née le vendredi 13 août 1847 à Tavaux, décédée le mercredi 20 mars 1918 à Tavaux.

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 Bois d’Amont

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Michel Lacroix et Maurice Arbez

  Le Haut-Jura et le ski

 Parmis les champions de ski Rousselands :

En 1914, Jules Berthet se classa 6ème en saut National

1923 Georges Berthet classé cette même année champion de France du combiné. C’est le premier champion de France des Skieurs Rousselands.

Georges Berthet termina aussi 7ème au classement international de saut à ski. 

1924, pour les premiers Jeux Olympiques d’hiver à Chamonix, obtient la 3ème place au 30 km fond patrouille (par équipe)

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Raymond BERTHET,

7 fois champion de France

1931 victoire avec l’équipe Rousselande de la coupe Montefiore, ses coéquipiers étaient Léonce Cretin, Roger Lacroix, Adrien Bonnefoy,Victor Grenier .

1930 Champion de France à Briançon

1931 Champion de France à Villard de Lans

1er aux courses nationales en Suisse

1932 Jeux Olympiques de Lake Placid

1933 Champion de France à Briançon

Championnat du Monde à Innsbrück

1934 Champion du Mont-Blanc à Chamonix

1947: Maurice Berthet est classé 4ème de cette épreuve,

1961:Maurice Arbez se classa 1er junior en 1961

Maurice Arbez termine 3ème au championnat de France en 1969,

1968 sélectionné pour les J.O de Grenoble : Maurice Arbez termina 41ème au petit tremplin et 50ème au grand tremplin .Sélectionné au championnat du monde de 1966 et en 1970.

En 1926, un concours était organisé au lieu-dit « Les Berthets ». Il semble que, jusqu’en 1939, tous les concours locaux se faisaient en ce lieu. Un deuxième tremplin y fut construit dans les années 1934-1935. Le tremplin des Berthets vit son dernier concours en 1947

Autre Grand Champion né à Bois d’Amont

Les

Léo LACROIX, né le 26 novembre 1937 à Bois d’Amont 

En 1964. Innsbruck (Autriche). Léo Lacroix devient vice champion Olympique de descente devancé par l’autrichien, Egon Zimmermann

1966 Championnat du monde à Portillo (Chili) :

Médaillé d’argent en descente

Médaillé d’argent au combiné

4ème au classement général à la Coupe du monde en 1967

Champion de France de descente en 1963

Champion de France de Slalom en 1955,1960 et 1963

En 1968 à Grenoble, il a l’honneur de prononcer le serment Olympique au nom des athlètes Français 

Autre grand champion : Jason Lamy Chappuis

Palmarès : 

- Début en Coupe du monde à Oslo le 28 février 2004.

- Premiers points en Coupe du monde à Oslo le 28 février 2004.

- Double médaillé de bronze aux Mondiaux de Liberec 2009 (Mass Start et Gundersen HS 134).

- 10 victoires en Coupe du Monde :

- 4ème en Sprint aux Jeux olympiques de Turin 2006.

- 5ème mondial en 2009 / 5ème en 2008 / n°2 en 2007 / 5ème en 2006
- 1er mondial du SPRINT en 2007 / 2ème en 2008.

- Vice-champion du monde Juniors par équipe en 2005 (à Rovaniemi).

- Vainqueur du Festival Olympique de
la Jeunesse Européenne en Slovénie en 2003 (et 2ème par équipes).

- Champion de France en 2006, 2007, 2008 et 2009

 

Sources : le site de Jason : http://www.flying-jason.com/

Il obtient à 23 ans , aux jeux Olympiques de Vancouver (Canada) une superbe médaille d’or en combiné nordique en petit tremplin .

CHAMPION OLYMPIQUE 2010 à Vancouver (Gundersen HS 106)

Le cristal après l’or , trois semaines après avoir décroché l’or Olympique, Jason a empoché le Globe de cristal de vainqueur de la coupe du monde de combiné nordique.

Champion du monde de combiné nordique à Oslo (2 mars 2011)

11 mars 2011: Lahti en finlande : treize mois après son titre olympique, neuf jours après son titre mondial, Jason a remporté la coupe du monde de combiné nordique

Il est le premier Français  à remporter pour la deuxième année consécutive la coupe du monde combiné nordique.

Le Ski c’est aussi un artisanat et une industrie :

Gabriel Bouvier fabricant de skis à Bois d’Amont

 skis Bouvier

Bois d’Amont c’est aussi la fabrication de skis de fond :

Les Skis Vandel,Premier fabricant Français en 1937 avec son fondateur Gabriel Vandel, puis Yvon, Medhi et Loïc, aujourd’hui dernier fabricant Français de skis de fond.

Entreprise familiale, VANDEL est attaché à ses racines et au respect de la tradition

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  ESSAI SUR L’HISTOIRE DES PORTEURS DU PATRONYME « BERTHET »DANS LE HAUT-JURA    

Au Moyen Age, le territoire de la commune des Rousses et toute la vallée de Joux sont revendiqués par les Abbés de Saint-Oyend-de-Joux. Leur monastère est à l’origine de la ville de Saint Claude. Ceux-ci étayèrent leur argumentation sur de nombreux diplômes, particulièrement sur la Charte dite de Charlemagne.

Cette région fut pendant des siècles, une forêt impénétrable, infructueuse, habitée par les sangliers, les cerfs, les ours, les loups, couvrait tout le Haut-Jura. Cet état durait encore au XIIIè siècle. Etienne I de Thoire-Villars, abbé de Saint-Oyend de Joux,renouvelait en 1299, à son père Humbert IV de Thoire-Villars l’inféodation faite par l’abbé Guy II en 1272. Il précisait que cette donation et association « porte sur des terres qui n’ont jamais été réduites en culture par nous ou par les nôtres dans les temps passés, et sont par conséquent sans valeur et sans profit pour notre monastère ».

Cette formule sera reprise même au XVI è siècle par Catherin du Tartre( Grand prieur et Chambellan du Monastère de Saint-Oyend de Joux) écrivait le 14 septembre 1540 : « Catherin du Tartre considérant que plusieurs joux et montagnes noyres apartenant au dit couvent, à cause de notre pitance sont infructueuses et inutiles pour fautlte de culture et de les essarter ,lesquelles si elles estoyent fréquentées et applanées nous purraient rendre fruits et prouffit….avons accensés abbergés et en emphiteote perpétuelle baillez à Guillaume de la Croix,Claude Grandperret, Berthet Benoît, Claude Chavet et Jehan Benoît de Septmoncel et à chacun d’eux, tant conjoictement que divisement :une joux noyre assise et située rière le territoire et seigneurie de notre pidance au lieu dict sur les Rivières, contenant environ 100 soitures, touchant devers souleil levant le chemin publicque tendant dez la Chaux Berthoz au Poyet, le Cernoys appelé le Cernoys darberoz, devers soleil mussant tendant dez ung lieu appelé le sau du bief de la Chaille au Rouchay sus le Saugy et dez le dit Rouchay tendant droit de vent à bise jusques au chemin publicque tirant dez Morbier à Saint-Sergues, devers bise et par emprès le dit Cernois Arberoz et devers vent au long du bief de la Chaille, le tout par les bornes qui seront mises pour icelle applaner et rendre de boys à plain et aultrement faire leur bon plaisir comme de leur propre héritage soubs la cense annuelle de 6 gros vieux. Pour payer le dit entraige les dits retenants nous ont donné la somme de 100 escuz dor au soleil». Ce passage est extrait de l’accensement fait à Guillaume DE LA CROIX, Claude GRAND PERRET, Berthet BENOIT, Claude CHAVET et Jean BENOIT de Septmoncel ;

1 escuz dor au soleil : 

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Monnaie datant de Charles VIII, 30 août 1483-8 avril 1498. Ecu d’or au soleil, 2e émission (Lis initiaux), 8 juillet 1494, Tours (6°).4KAROLVS:DEI:GRA: FRANCORVM:REX, écu de France couronné, sous un soleil. Rv. 4XPS: VINCIT:.., croix fleurdelisée avec quadrilobe en coeur. 3.48g., 28mm,

Charles VIII fit frapper deux émissions d’écus d’or pendant son règne qui sont de même poids, de même titre et de même valeur. Les écus d’or de la première émission portent une couronne initiale, ceux de la deuxième émission ont un lis initial sauf en Dauphiné (dauphin initial) et à Dijon (coquille initiale).

De ces cinq familles Berthet Benoît en paraît le chef, dans tous les procès qu’ils soutinrent contre les habitants de Longchaumois (Sources abbé Marc BERTHET)

La soiture : est l’étendue de pré qu’un homme peut faucher en une journée, soit environ un tiers d’hectare

Lors de cet accensement , l’abbé de Saint-Oyend-de-Joux, n’avait nullement l’intention de considérer les censitaires comme des esclaves (serfs) ; et les riches albergataires avaient bien conscience de signer un contrat librement consenti.SIC Abbé BERTHET.Une expression fait comprendre l’état d’esprit des uns et des autres : « baillé en emphytéote ».Les moines considérant qu’ils étaient propriétaires de tout le sol. Ils les louaient à bail contre un cens annuel et un droit d’entrage.

Le colon défricheur se considérait comme locataire du couvent à perpétuité, lui et ses héritiers. Le bail durait tant que la famille tenait le terrain. A l’extinction de la famille, la terre revenait au propriétaire, l’Abbaye de Saint-Oyend. C’est cela que l’on designe par mainmorte ; Le mainmortable ne peut pas aliéner ses héritages de mainmorte sans le consentement du seigneur et que faisant échute à son profit de tous ses biens, lorsqu’il meurt sans communion, sa main qui est l’instrument de travail et du profit est morte pour lui par avance, puisqu’elle ne produit pas des choses dont il puisse disposer librement ».C’est ainsi que Dunod explique les mots de mainmorte et de mainmortable.

« La mainmorte peut se contracter par convention : si l’homme franc va demeurer en lieu de mainmorte, s’il y prend meix et devient par convention homme de ladite convention, il demeure mainmortable pour lui et sa postérité à naître »; Ainsi les défricheurs du XVI è siècle, sauf les bourgeois qui n’habitaient pas sur leur abergement, devenaient mainmortables.

Première conséquence de cette condition : « les personnes de mainmorte ne peuvent disposer de leurs biens par des actes de dernière volonté, même de leur meubles et biens francs, qu’en faveur de leurs parents qui sont en communion avec elles, au temps de leur décès. « si elles n’en ont pas disposé par des actes de cette espèce, leurs communiers seuls leur succèdent : et si elles n’ont point de communiers, quoique’elles aient d’autres parents, mais avec lesquels elles ne soient pas en communion, le seigneur aura leur hérédité par droit d’échute mainmortable »

C’est l’Assemblée Constituante qui accomplit la réforme par les décrets des 4, 6, 7,8 et 11 août 1789, publiés par lettres patentes du roi le 3 novembre 1789. « Article premier : l’Assemblée nationale détruit entièrement le régime féodal et décrète que dans les droits tant féodaux que casuels, ceux qui tiennent à la mainmorte réelle ou personnelle sont abolis sans indemnité. »

La communion en mainmorte est une sorte de société de biens, dans laquelle les associés ne confèrent que leur revenu, leur travail et leur industrie, qui est contractée pour vivre et travailler ensemble. Les communiers sont obligés à habiter ensemble. Cette communion passe aux héritiers d’un des communiers, mais il faut être parents pour être communiers en mainmorte. L’habitation comme requise doit s’entendre d’une demeure corporelle et réelle : « sous le même toit, au même feu et au même pain »

Les lods : Nous l’avons vu, l’homme de mainmorte ne peut vendre, aliéner, ni hypothéquer l’héritage mainmortable sans le consentement du seigneur. Mais les partages entre communiers peuvent être faits sans qu’il soit dû de lods ou de droit de mutation. En échange de son consentement le seigneur perçoit un droit de vente appelé lod. Le mainmortable présente le contrat de vente et paye les lods, si dans les quarante jours le seigneur n’a pas fait opposition, la vente est ferme. Les lods s’élevaient en général au tiers de la valeur de la valeur déclarée.

L’accensement ou acensement était une convention par laquelle un seigneur louait une terre à bail perpétuel contre le paiement d’un cens annuel et d’un droit d’entrée. On disait aussi abergement ou albergement. Les bénéficiaires de ce bail s’appelaient censitaires ou albergataires

Cernois : désigne des clairières artificielles, à peu près circulaires ; les premiers coins de terre défrichés pour la culture étaient « cernés », entourés d’une palissade de perches de sapins qui interdisait au bétail l’entrée de cet espace cultivé, ou mis en réserve de foin.

Cette petite communauté avait donc acquis une bande de terre qui s’étendait à l’ouest du platelet, sur les pentes du Sagy. Qui étaient ces premiers habitants du Sagy et du Platelet ? Pour payer de telles sommes, ils devaient certainement être aisés. L’étendue indiquée de 100 soitures, soit environ 30 hectares ne concerne que ce qui est alors en prés naturels, le bois n’entre jamais en ligne de compte ; en fait on peut estimer ce lot à environ 120 hectares. Ce bien est transmissible, il est loué à perpétuité, ce droit de location passe de génération en génération jusqu’à extinction de la famille. La somme annuelle est minime, 6 gros vieux. Mais le droit d’entrage est élevé.

Peu de jours après, le 25 septembre 1540, ils rachetèrent à la veuve de Jean Blanchot, Pernette Broquet et à son fils Jean, le Cernois Mornant, le Cernois Manon, et la Tappe Paget, c’est à dire une grande partie du plateau de Prémanon.

Le 10 juin 1559, Jehan Benoît fils de feu Berthet Benoît achète une pièce de terre d’aval du gravier, entre Jean MOREL et Cile BAILLY-SALINS, du lac au sommet du Noirmont…. C’est le territoire actuel du hameau des BERTHETS.

Un des fils de BERTHET BENOIT, Antoine BENOIT dit BERTHET avait des biens au lieu dit « les Selmenberts », sur le territoire de Lamoura.

En 1650 plusieurs Rousselands ont quitté la montagne pour le val de Mièges : Jean BENOIT BERTHET et son fils Philippe sont allés à Froidefontaine.

Tous les BERTHET des Rousses reconnaîtront dans Berthet Benoît (Berthet Benoist) leur ancêtre commun. BERTHET, masculin de BERTHE, était le prénom d’un de ces nombreux Benoît (hypothèse non vérifiée) qui défrichèrent le » pré Benoît » près du village actuel de Lamoura. Un « repartement » de tailles du début du XVII siècle énumère 74 Benoît sur les communautés de Septmoncel et de Montepile.

Des Benoît (Benoist) auraient été établis dès le milieu du XIV ème siècle à la Rochejean Neuve, canton de Mouthe, dans le Doubs. Au XV ème siècle, ils arrivent dans la région de St. Claude et en particulier à Cuttura (au Nord de St. Lupicin) entre 1505 et 1509. La Rochejean est située dans la partie la plus orientale de l’immense « Terre de Saint Claude « , dépendant de l’Abbaye de Saint Oyend (Saint Claude ), soumise à la règle de Saint Benoît. Les abbés avaient en 1266 inféodé à la Maison de Châlon la vallée de Mouthe, puis en 1301 celle de Saint Lupicin. Les Benoît se sont donc déplacés à l’intérieur de la » Terre de Saint Claude », restant de plus au sein des fiefs de la maison de Châlon, par exemple pour développer l’agriculture dans la vallée de Saint Lupicin ? Cette vallée est peuplée depuis longtemps et Saint Lupicin est une paroisse depuis l’époque de Charlemagne.

Prémanon :

L’orthographe du nom a varié aux cours des âges, on a pu lire Prez-Manon, Prel-Manon, Pré-Manon ou le Prémanon comme prononcé encore maintenant par certaines personnes pour désigner le lieu-dit devenu chef-lieu de la commune.

Ce nom provient tout logiquement, du Pré à Manon, ou Mannon, du nom du Prévot de l’Abbaye de Saint-Claude qui, au IXème siècle, entreprit le défrichement du territoire.

Mannon fut un illustre religieux du IXème siècle qui, après avoir été le modérateur de l’école Palatine sous Charles II le Chauve (823-877) roi de France (843-877) et empereur de l’occident (875-877), comme successeur d’Alcuin et du savant Erigène, revint au monastère de Condat (Abbaye de Saint-Claude), où il mourut, laissant une immense réputation de savoir et de piété. Ce dernier des gouverneurs de l’école Palatine dont le souvenir soit à conserver, Mannon, avait traduit et commenté quelques ouvrages d’Aristote qui, depuis fort longtemps, était l’auteur favori des collèges et des monastères. ….N’oublions pas de dire que ce savant avait professé les belles Lettres au monastère de Condat et que d’autres endroits de l’ancienne terre monastique portent encore son nom : Le Manon (lajoux), la Chaux Manon (Lamoura), le Cernois-Manon (Longchaumois).

A l’origine, comme tout le Haut-Jura, le territoire de Prémanon fait partie des terres de l’Abbaye de Saint-Claude.

Appelée successivement Condat puis Saint-Oyend puis Saint-Claude, cette Abbaye fut fondée vers 425 par Saint-Romain et Saint-Lupicin au confluent de la Bienne et du Tacon.

Dans la première partie du XIIIème siècle sont créées les paroisses de Septmoncel et de Longchaumois (anciennement Cernois Manon). C’est de Septmoncel que dépendent alors les secteurs de Prémanon appelés alors la Jacquette et la Darbelle. C’est de Longchaumois que dépendent les Rivières et Prémanon proprement dit. Le XIIIème siècle est une période relativement prospère pour ces nouvelles paroisses.

Il n’en est pas de même au XIVème siècle : la terre de Saint-Claude est ravagée par la peste noire. Après 1349 « l’année de grande mort », « les plateaux de Septmoncel et de Longchaumois eurent plus que quelques habitants : entre 10 et 5% de la population primitive. Les forêts envahissent de nouveau les clairières, les ours reparurent et se multiplièrent…. »

La première mention de Prémanon date apparemment du 13 mars 1522 alors que Pierre de la Baume, Abbé de Saint-Claude, loue à Jean Blanchod une place « infructueuse »(environ 2000 hectares quand même ….) pour une livre de cire par an. Très vite ces terrains furent sous-loués à des gens dont les noms demeurent jusqu’à nos jours : Berthet, Grand Perret, Vandelle, etc. ….

L’Etat Civil étant tenu par le curé de la paroisse, il faut connaître les dates suivantes

La paroisse de Septmoncel a été crée à la fin du XIII ème siècle. Avant 1579, les habitants des Rousses fréquentaient soit l’église de Septmoncel soit celle de Longchaumois. A partir de 1579, baptêmes, mariages et enterrements furent célébrés à la nouvelle chapelle du Sagy.

Avant cette date, même pour les personnes fixées aux Rousses, naissances et décès seront enregistrés à Septmoncel. Ce n’est qu’en 1613 que les Rousses deviennent une paroisse. En 1664, une chapelle fut établie aux Landes. Bois d’Amont racheta les petits plats à Berne le 8 avril 1727. En 1752, la communauté de Bois d’Amont se sépare des Rousses et devient paroisse à cette date. 

FAMILLE BERNEY 

Il existe une généalogie manuscrite de la famille Berney de l’Abbaye remontant jusqu’à 1540. Propriété de M. Eric Berney (non consultée) 

Patronyme et origine  Famille bourgeoise de L’Abbaye (anciennement Berthet ou Bertet) venant selon la tradition de Bois-d’Amont (39). Apparition documentaire : 2.04.1492 (Grosse des Reconnaissances en faveur de l’abbaye du lac de Joux (Reconnaissance de Jeanne, veuve de Guillaume Berthet, en faveur de ses fils Gabriel et Michel propriétaires d’un moulin et d’une scierie sur la Lionne). 

 Humbert Berthet et ses fils deviennent concessionnaires sur la Lionne, à condition d’y établir une scierie, à proximité de la forge des Rochat. C’est l’origine des Berney de l’Abbaye

Presque en même temps que les Gaula, les frères Gabriel et Michel Bertet, Français, et qui se rattachèrent peut-être aux premiers réfugiés pour cause de religion, après avoir séjourné quelque temps près de Cossonay avant d’habiter la Vallée (de Joux), vinrent de Genève à l’Abbaye et s’établirent dans la localité appelée Saint Michel, située au-dessus du village. Vers 1544, ils succédèrent aux Rochat, comme concessionnaires du cours de la Lionnaz et des usines. (Sources « les famille de la vallée de joux)  Il y a actuellement 53 Berney figurant dans la généalogie Aubert  Les Berney en Suisse D’après le Répertoire des noms de famille suisses (éd. 1989) ·        a = Famille ancienne, droit de cité existant avant 1800 déjà  ·        b = Droit de cité acquis pendant le XIXe siècle ·        * = Bourgeoisie d’origine inconnue ou droit de cité fondé sur des prescriptions légales particulières (adoption, divorce, etc.) 

Canton  Localité d’établissement  Date d’établissement  Ancienne bourgeoisie 
Genève  Collex-Bossy    
   Genève  1930
1946
1956
 
(L’Abbaye) 
   Thônex  1942  (L’Abbaye) 
Neuchâtel  Neuchâtel  1913  (L’Abbaye) 
Vaud  L’Abbaye    
   Aubonne  1794  (L’Abbaye) 
   Le Lieu  1921 
   Saubraz    

Quelques-uns uns des Patronymes rencontrés lors de ma recherche …………. Claude CRESTIN était bourgeois de Saint-Claude achète 1000f un train de bois suite à une ordonnance du Parlement de 1584Guillaume DE LA CROIX était de l’essard, il a le surnom de Mornand, son grand-père s’appelait Guillaume et il avait un fils prénommé Thievent. De son métier il était »Chappuis »(Charpentier).Il est sans doute l’Ancêtre de tous les LACROIX des Rousses, quelques familles abandonnèrent la préposition « de ». Elle indiquait que les premiers de ce nom le reçurent en raison de la proximité de leur groupe par rapport à une croix existante en ce lieu.(hypothèse proposée par Marc BERTHET)

Le 4 juin 1650, Jean-Baptiste BERTHET, obtenait son affranchissement pour s’installer à Froidefontaine, paroisse de Mignovillard

Alexis BERTHET, aux BERTHET était « masson » (maçon) en 1768

Jacques MANDRILLON était Chapelier il obtient ses lettres de bourgeoisie le 8 novembre 1726.

Guillaume BONNEFOY était domestique du Grand Chantre de l’abbaye (M de CROSEY)

Jean-Pierre PROST-DAME était cordonnier

Jean-Pierre GROS était menuisier

Claude François LIZON devint bourgeois de Saint-Claude le 12 septembre 1727.

Jacques ARBEL, originaire de Bois-d’Amont est curé des Rousses, il est affranchi le 18 août1640, il rachète les 2/3 de ses meubles pour 200F

En 1673, les échevins des Rousses achètent de Pierre BERTHET, du Gravier,un fromage de gruyère, âgé de trois ans. Ce fromage était destiné à conquérir les bonnes grâces des autorités françaises nouvellement installées dans le pays.

Parmi les BENOIT :Les BENOIT, dit Lison, les BENOIT-GUYOD(t),les BENOIT CATHENOT ,les BENOIT GONIN, les BENOIT CLEMENT, les BENOIT-BONNEFOY, les BENOIST- BERTHET , BENOIT-BONNEFOY dit le Claudet

Les BENOIST- BERTHET dit à Philippe, les BENOIST- BERTHET dit à Boni, les BENOIST- BERTHET dit à Benda, les BENOIST- BERTHET dit à la Blanche, les BENOIST- BERTHET dit au Roi,

Les BERTHET- GUERBARD, les BERTHET -TISSOT,

Les BERTHET dit  au loup, les BERTHET dit à la Cathin, Les BERTHET dit à la Guillaume, les BERTHET dit d’amont, les BERTHET dit de chez les maîtresses

BERTHET dit  la mitaine

BERTHET dit le Jean you you

BIBLIOGRAPHIE Extrait de la bibliographie de : Michel Blondan, Les Bourgeois de Saint-Claude et leurs coutumes : Des bourgeois du seigneur aux bourgeois de la ville, Dijon, Université, 2002, 681 p. dactyl. Thèse doctorat en droit, dir. Jean Bart. BERTHET (abbé), « [Compte rendu bibliographique sur] Saint Claude : Vie et présence, par M. le Chanoine Ligier et le P. de Vrégille, M. G. Duhem, M. Georges Gros et M. l’Abbé Rodot », dans TASEJ, 1959-1964, pp. 221-228. BERTHET (abbé), « À propos de la messe de Louis XI », dans TASEJ, 1946-1950, p. 19. BERTHET (abbé), « A propos d’un livre récent : le problème des communications de Saint-Claude à Genève », dans TASEJ, 1950-1954, pp. 27-29. BERTHET (abbé), « La cathédrale de Saint-Claude à l’origine de deux industries du Haut-Jura », dans TASEJ, 1950-1954, pp. 23-25. BERTHET (M.) (abbé), « La charte de Charlemagne à l’abbaye de Saint-Claude », dans TASEJ, 1946-1950, p. 18. 

( 29 décembre, 2008 )

CARTES POSTALES DE BOIS D’AMONT

Bonjour,

Voici quelques cartes postales éditées et réalisées par Flavien ARBEZ (frère de mon arrière-Grand-mère) né à Bois d’Amont en 1877 et Décédé en 1946.

Il existe au moins 30 cartes postales ayant circulées, afin de compléter cette collection, je recherche les cartes qui me manquent encore ….Si vous êtes en possession de telles cartes , merci de me contacter afin que je puisse compléter mon information à deux niveaux : sur le nombre des cartes réalisées, ainsi que sur les thèmes traités , l’idéal serait de me transmettre un scan des cartes encore manquantes afin de pouvoir compléter ce site. D’avance je remercie les éventuels contributeurs.

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CARTES POSTALES DE BOIS D'AMONT dans Bois d'amont + cartes postales cpa-n12-f.-arbez478_0011-300x195

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cpa-arbez-n152-300x188 dans Bois d'amont + cartes postalesboisdamontlesplairsdelacaserneam.jpgboisdamontlecentreduvillageetlerisouxam.jpgboisdamonteglisefa.jpgboisdamontlcoledesfillesfa.jpgboisdamontvuegnrale2fa.jpgboisdamontvuegnralefa.jpgboisdamonthameauducrtetfa.jpg

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Ci -dessous deux cartes postales intéressantes sur Bois d’Amont

La première représente l’Union instrumentale de Bois d’Amont

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La seconde un souvenir de la 27 ème

boisdamontsouvenirdela27me.jpg

De gauche à droite en partant du 1er rang :

Bernard CRETIN, Pierre COPON, Antoine CRETIN, Emile CRETIN

2ème rang :

CRETIN Prénom ? Robert LAMY, LACROIX Simon, BERTHET Camille,

BERTHET Johanny (frère de mon grand-père paternel ), CRETIN Paul Eugène

3ème rang :

CRETIN Cesar, CRETIN Louis, LAMY ROUSSEAU Maurice (dit le creux)

( 27 décembre, 2008 )

ACCUEIL SUR MON BLOG

 Bonjour à toutes tous,

Vous trouverez quelques infos et liens généalogiques, des photographies relativement rares de Bois d’Amont au début du XXème siècle, des cartes postales de Bois d’Amont, également à l’appui de quelques photos, un article sur comment réaliser un bassin.

 Bonne visite !

N’hésitez pas à  poster des commentaires sur ce site, il me permettra d’améliorer son contenu et de connaître votre avis.

 Bien cordialement

Jacques BERTHET

Messagerie : jacques.berthet@neuf.fr

 

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